Philosophie

Vos croyances limitantes sont des parts, pas des vérités

Stéphane Dion

Jan. 2026 · 9 min de lecture

Les croyances limitantes — « je ne suis pas assez bien », « je suis trop sensible », « je ne mérite pas d'être aimé » — ont une origine. Elles n'ont pas surgi du néant. Elles ont été apprises dans un contexte précis, souvent à une époque de vulnérabilité, par une part qui cherchait à donner un sens à une expérience difficile.

En IFS, on ne cherche pas à « remplacer » une croyance négative par une croyance positive. Ce serait passer par-dessus la part qui la tient. On cherche plutôt à comprendre cette part : d'où vient-elle ? Qu'est-ce qu'elle croit devoir protéger ? Quand a-t-elle appris cette histoire pour la première fois ?

Une croyance comme « je dois être parfait pour être accepté » révèle souvent une part très ancienne qui a vu qu'une certaine performance était nécessaire pour obtenir de l'amour ou de la sécurité. Elle n'est pas irrationnelle — elle a été rationnelle à un moment précis. Elle n'a simplement pas été mise à jour.

Quand le Self peut entrer en relation avec cette part — la voir, l'écouter, lui offrir ce dont elle avait besoin et qu'elle n'a jamais reçu — la croyance commence à se transformer d'elle-même. Non pas parce qu'on l'a remplacée, mais parce que la part qui la portait n'en a plus besoin.

Stéphane Dion

Praticien IFS

Commencer une conversationS'abonner à l'infolettre →

À lire aussi

Parties

Ce que vos réactions intenses essaient de vous dire

Self

Cette dimension de vous qui n'a jamais été blessée

Vos croyances limitantes sont des parts, pas des vérités — IFS-Montréal